L’Association Française du Rail (AFRA), qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF, salue la publication du rapport sur l’impact de la concurrence dans le ferroviaire sur les finances publiques par les sénateurs Hervé Maurey et Marie-Claire Carrère-Gée. Le rapport rappelle avant tout que l’ouverture à la concurrence vient renforcer le train, en élargissant l’offre, améliorant la fréquentation, développant les recettes du gestionnaire d’infrastructure et stimulant l’investissement privé et mettant sur le marché de nouveaux matériels roulants.
« Les rapporteurs ont raison d’appeler l’État à renforcer le financement de la régénération et de la modernisation du réseau ferroviaire car c’est la clef de voute du ferroviaire, annonce Marco Caposciutti, président de l’AFRA. L’État dispose déjà d’un intégrateur, coordinateur et garant du système ferroviaire : le gestionnaire d’infrastructures SNCF Réseau qu’il convient de renforcer, avec un contrat de performance solide – et dont la gouvernance et l’indépendance doivent être consolidées. »
Les effets de l’ouverture à la concurrence se concrétisent chaque jour davantage en France et ils sont positifs tant pour les voyageurs que pour les finances publiques. « Nous invitons les parlementaires à venir observer sur le terrain les premières réussites de l’ouverture à la concurrence, ajoute Solène Garcin-Berson, Déléguée générale de l’AFRA. Les Régions qui ont déjà utilisé le levier de la mise en concurrence des services régionaux voient les coûts baisser de 20 % à 30 %, leur permettant de renforcer l’offre des trains du quotidien à budget constant. Sur la grande vitesse, les nouveaux opérateurs ont ajouté de l’offre supplémentaire bienvenue pour compléter une offre insuffisante, au bénéfice des voyageurs et du gestionnaire d’infrastructures qui a perçu des péages additionnels. »
Sur les dessertes ferroviaires d’aménagement du territoire, évoquées succinctement dans le rapport sénatorial, l’AFRA attend l’objectivation de la situation effectuée par l’Autorité de Régulation des Transports et par la mission conduite par Dominique Bussereau. « L’ouverture à la concurrence a déjà permis en France le développement de nouvelles dessertes, y compris vers des gares intermédiaires, et ce n’est qu’un début, rappelle Marco Caposciutti. C’est l’ensemble du système ferroviaire qu’il s’agit de renforcer bien au-delà des seules dessertes d’aménagement du territoire. Le débat ne doit donc pas opposer opérateur historique et nouveaux entrants, mais chercher les conditions d’un équilibre durable entre desserte des territoires, efficacité économique et pérennité du modèle économique du gestionnaire d’infrastructures. »
À propos de l’AFRA
L’Association Française du Rail (AFRA), créée en mars 2009, rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF : Transdev, Transdev Rail, Trenitalia France, Renfe, European Sleeper, Kevin Speed, Velvet, actives dans le transport de voyageurs ; DB Cargo France, Europorte (groupe Getlink), Captrain France, CFL Cargo France, Combirail, Froidcombi, Lineas, Millet Rail, RegioRail, entreprises spécialisées dans le fret ferroviaire et le transport combiné ; Akiem, Alpha Trains, Alstom, Erion France, Railpool France, Vossloh Rolling Stock, constructeurs, loueurs et mainteneurs de matériel ferroviaire, la plateforme de distribution Trainline, Objectif OFP, Moreno et AD Potentiel.
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